Comme prévu, nous avons fait des escapades, sur la grande île, nous avons traversé les hauts plateaux du centre et les canyons de l’Isalo, le canal des Pangalanes, les plages sauvages de l’est, fouettées par l’océan, les villes ambivalentes de l’ancien empire colonial : Fianarantsoa, Antsirabe, Tamatave, Tananarive nous ont accueillis et nous ont étonnés. La gentillesse d’un peuple à la vie si rude, la misère des villes, les enfants mendiants, les bébés en guenilles, dans la boue, sous la pluie, côtoient dans ce pays immense, l’un des plus pauvres du monde, des paysages d’une inimaginable beauté. Nous avons fait la route dans le train mythique qui relie Fianarantsoa à Manakara : 100 kilomètres en 10 heures. Nos expéditions se sont transformées en moments uniques et Francis a tenté de fixer… pour toujours… quelques rencontres magiques. Les enfants ont découvert les mille et une merveilles du monde, partir à la rencontre des baleines, caresser de l’œil un hyppocampe, une étoile de mer, dialoguer avec des lémuriens curieux et beaux comme dans un conte. Ils ont partagé les jeux et les rires d’enfants malgaches rencontrés au hasard des routes et des villages. Ne plus être pressés, avoir le temps enfin de voir, de respirer, de déguster la vie à notre rythme sont devenus notre quotidien. Les mois se sont égrenés, février est arrivé si vite, Ruben a soufflé sa première bougie. Les enfants étaient en forme, mais une tristesse flottait sur la case que nous avons vidé peu à peu. Nous sommes partis pour la Thaïlande. Notre aventure malgache s’est achevée, nous avons quitté nos voisins, nos amis, émus mais curieux de l’ailleurs.
Madagascar
La première étape de ce périple, Madagascar, a duré sept mois, Monica a eu le temps de se remettre doucement de l’accouchement. Ruben en a profité pour prendre des forces tout en s’acclimatant aux conditions de vie spécifiques des tropiques. Cette première escale a permis à chacun d’entre nous de trouver sa place, de bâtir son expérience, de tester le matériel, et aussi d’envisager la suite du périple dans les meilleures conditions. Nous avions décidé de nous « poser » jusqu’au premier anniversaire de notre bébé dans une case sur l’île aux Nattes, à l’est de la grande île. Ce minuscule îlot de 4 kilomètres carré, dépourvu d'électricité et d'eau courante à été notre camp de base durant sept mois. Les enfants ont ainsi eu le temps de s’habituer à leur nouvel environnement et de s’adapter aux conditions de vie qui étaient les notres désormais. La vie parisienne était derrière nous, un jardin tropical planté de cocotiers, de pandanus et d’orchidées s’ouvrait sur une plage de rêves que bordait un lagon turquoise. Depuis la varangue de notre case, nous observions les baleines et les lémuriens, les papillons et les oiseaux de paradis. Nous avons partagé la vie simple des habitants de l’îlot, nous allions faire nos courses en bateau sur l’île voisine de Sainte Marie, nos enfants ont joué avec les îliens et les enfants européens de passage. Nous mangions le poisson que Francis ramenait de sa pêche (chasse sous -marine). Nous avons initié Viktor et Léa- Lou à la plongée en apnée. Ruben a grandi dans une maison en planches, au toit de coco, les pieds dans le lagon. La vie était belle ! Nous étions loin des difficultés du peuple malgache. Chanceux.
Ile Sainte Marie
île Aux Nattes
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Un extrait de notre périple à Madagascar au format 428x240. pour obtenir le film complet et commenté en Haute Définition nous écrire !
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